Sur la vague Renault...
J'ai toujours eu une attirance pour Renault ! Depuis l'âge de cinq ans, les automobiles me fascinent. Tout ce qui est sur quatre roues, je le kiffe ! Renault est le premier constructeur français devant Peugeot et Citroën. Cela se voit même jusque dans les rues de France, de Nancy, de Verdun !
J'ai grandi avec la "marque au losange" car mes parents possédaient une Renault 9 GTC 1108 cm3, 48 ch DIN de 1982, immatriculée 501 NF 55 (immatriculation française du département de la Meuse de l'année 1982). J'ai grandi avec cette voiture et cette voiture m'a vu grandir. Pour moi, ce modèle (la 9) reste mon coup de coeur "Renault". Puis, mon père m'a toujours montré les photos de sa première voiture (une Renault 4), de sa deuxième (une Renault 5 vert pomme 3 portes). Sa troisième voiture sera donc la R9, élue "Voiture européenne de l'année 1982". Comme vous l'aurez compris, chez nous, nous sommes "Renaultistes" de coeur.
Puis en 2002, avec l'arrivée de la Vel Satis, berline haut de gamme de la firme de Billancourt, j'ai flashé ! Immédiatement, j'ai adhéré au style un peu décalé de la marque. Enfin de l'originalité et de l'audace dans le paysage automobile européen. Je ne dis pas cela parce que je suis français mais parce que je le pense. Il n'y avait qu'à l'observer pour se rendre compte que ce véhicule ne ressemblait à aucun autre disponible sur le marché. Puis ce style, faisant la faiblesse ou la force de Renault, s'est confirmé au fil des ans avec la Mégane phase 2, la Clio phase 3, la Twingo phase 2, la Laguna phase 3 sortie dernièrement en France...
Renault est également bien ancré dans la culture française : cela fait partie de notre héritage commun. Louis Renault, petit artisan et amateur d'automobile ayant démarré avec son premier véhicule, la Voiturette en 1898, est aujourd'hui encore le plus grand industriel français et sans doute le constructeur automobile hexagonal le plus connu à travers le monde.
De plus, aujourd'hui, Renault n'est plus seulement une marque mais un groupe, le quatrième mondial, rassemblant plusieurs marques : Renault (France), Nissan (Japon), Samsung Motors (la branche automobile) (Corée), Dacia (Rouman
ie)...
C'est aujourd'hui un bel exemple de réussite plus d'un siècle après la création de l'entreprise. C'est une fierté nationale, celle de tout un pays et même si cette entreprise a connu de sombres moments d'histoire, elle a réussi à les surmonter et aujourd'hui, elle est toujours là pour le plus grand plaisir des admirateurs de la marque.
C'est pour cela qu'à travers ce blog, j'ai envie de faire partager cette passion grandissante et envahissante, pour vous qui connaissez la marque ou pas.
Je tiens à dire que les "Peugeotistes" et les "Citroënistes" sont les bienvenus sur ce blog. Je ne dis pas que Renault est la meilleure marque qui existe, même si j'en ai envie, mais être passionné par une marque automobile, c'est tout d'abord un choix, une préférence et j'ai également un grand respect pour Peugeot, Citroën et d'autres marques étrangères telles que Volkswagen, Fiat (qui s'est beaucoup amélioré ces dernières années en fiabilité), Seat... le respect de nos préférences doit donc s'accomplir.
Qui que vous soyez, "Peugeotiste" ou "Citroëniste", homme ou femme, Français ou Anglais, je vous invite à entrer dans mon univers de passionné et je vous laisse à présent surfer sur la vague Renault, au pays de Renault, sur la planète Renault, dans l'univers Renault...
Merci.
Romain, Nancy (54 - France).
PS : photo ci-dessus : Renault 9.
RENAULT 11 TSE « Electronic » : une voiture qui offre un confort et un luxe réservés à des véhicules de haut standing !
J'ai décidé d'inaugurer
cette catégorie "Zoom sur..." en vous parlant d'une voiture
importante pour moi et pour Renault : la RENAULT 11 et plus particulièrement la
11 TSE Electronic. Importante pour Renault ? Oui. En effet, ce fut une voiture
qui fut largement diffusée et qui fut la proie d'un large succès. Elle fut
commercialisée en 1983 et est directement dérivée de la RENAULT 9 puisqu'elle
dispose d'un hayon, contrairement à sa soeur, née deux ans auparavant, en 1981.
Elle vient remplacer la défunte Renault 14 qui a connu une carrière mitigée,
victime de la campagne désastreuse de Publicis la comparant à une poire. Mais
rentrons dès à présent dans le vif du sujet...
1. L'option "Electronic".
La RENAULT 11 TSE Electronic est décrite comme une voiture
sympathique. Dès qu'une porte est mal fermée, le frein à main mal serrée, une
ceinture non bouclée ou l'imminence d'une panne qui est même signalée, une voix
n'hésitera pas à couper la radio pour vous avertir. Non, vous n'êtes pas Jeanne
d'Arc, c'est bien la voiture que vous parle ! L'option "Electronic"
comprend :
- un tableau de bord à affichage digital (eh oui, la Twingo, sortie en 1993, n'est pas la première du genre !) ;
- un synthétiseur de parole (une voix protectrice qui veille sur vous !) ;
- une chaîne 4 x 20 watts...
A cela, il faut ajouter une sellerie spéciale (sièges
pétalisés offrant un bon maintien latéral) et la commande électrique des
rétroviseurs. Il est important de noter comme le confirme l'AAT de 1983, « que
dans cette configuration, la RENAULT 11 demeure une voiture de "milieu de
gamme inférieure" par son encombrement et sa motorisation, tout en offrant
un luxe et surtout un confort d'utilisation jusqu'ici réservés à des modèles de
catégorie supérieure. »
Pour le tableau de bord, plusieurs informations sont données
sur un afficheur unique afin d'éviter sa saturation (régime du moteur en
tour/minutes, vitesse en km/h, pression d'huile, température du moteur...). Le
Magazine "Action Automobile" de 1983 précise "... que ce type
de tableau de bord est appelé à se généraliser dans les années à venir pour des
raisons de mode et de simplicité de fabrication" ce qui se révèlera
vrai avec la Twingo dix ans plus tard en 1993. Le synthétiseur de parole est
plutôt considéré comme un gadget amusant sans grande importance qui deviendrai
à la longue lassant, mais il faut malgré tout reconnaître que son rappel à
l'ordre en cas d'oubli des phares ou de panne d'essence imminente a du bon.
En ce qui concerne l'installation radio, elle serait impressionnante. Elle
serait munie de 6 hauts-parleurs, d'un son tuner électronique, d'un lecteur de
cassettes et d'un satellite de commande à distance.
Ce qui constitue l'aspect le plus positif de l'option "Electronic"
est la chaîne hi-fi Philips, les rétroviseurs électriques et la commande
centrale à distance des portes. Malheureusement, il fallait débourser 5 500
Francs (838 euros aujourd'hui) supplémentaire en 1983 pour cette option.
2. CARACTERISTIQUES.
La RENAULT 11 est équipée des mêmes moteurs que la RENAULT 9
: les 48, 60, 72 et 68 ch pour l'automatique. A noter qu'en 1983, la version
Diesel n'existait pas encore.
Elle possède quatre roues indépendantes et un groupe
propulseur en position transversale. Le train avant est de type Mac Pherson (ou
ressorts hélicoïdaux que l'on ne peut que remarquer à l'avant) avec
articulation inférieure triangulée et déport négatif. A l'arrière, on trouve des
amortisseurs classiques avec des barres de torsion transversales.
En ce qui concerne le freinage, rien d'exceptionnel :
montage classique >> disques à l'avant et tambours à l'arrière (montage
mixte très répandu à l'époque).
3. CARROSSERIE.
La RENAULT 11 se distingue donc de la RENAULT 9, entre
autre, par sa carrosserie, qui est différente dans sa partie arrière. On peut
ainsi noter une amélioration du coefficient de pénétration dans l'air de 0,35
au lieu de 0,36 pour la 9 (pour les modèles haut de gamme qui possèdent un
becquet arrière. Les autres versions doivent se contenter d'un Cx de 0,38 !
Route : 6 à 7 litres aux 100 en conduite économique
Autoroute : 9litres aux 100 à une moyenne de 126 km/h
Ville : 9 à 10 litres aux 100
Ce qui fait une consommation globale très raisonnable.
La RENAULT 11 TSE « Electronic »
était disponible au tarif de 64 000 F soit 9757 €.
Ce blog soutien Ingrid et tous les otages !
Voici une cause qui me tient particulièrement à coeur ! Me sentant impuissant, je devais, à travers ce blog faire passer ce message : "Ne les oublions pas !"
J'ai fait des kms à pied pour faire signer la pétition demandant la libération d'Ingrid BETANCOURT, je me suis investit à fond. La Capitale mondiale de la Paix des Libertés et des Droits de l'Homme, Verdun, ville dans laquelle je suis né, a signé une motion demandant la libération d'Ingrid et de tous les otages ! Nancy, ma deuxième ville a fait de même !
Nous espérons revoir Ingrid bientôt parmi nous ainsi qu'un maximum de monde !
"Nous t'attendons Ingrid et nous pensons à toi,
Et nous ne serons libres que lorsque tu le seras !"
Renaud.
Pour signer la pétition demandant la libération d'Ingrid BETANCOURT et de tous les otages en Colombie, merci de se rendre à l'adresse suivante :
http://www.ingridbetancourt-idf.com/base/article.php3?id_article=74
Et maintenant, je vous invite à lire mes derniers articles concernant l'actualité et l'histoire de RENAULT.
Cap sur l'année... (1984)
1984 :
- En mars, la Renault 25 est lancée. C'est le premier gros modèle haut de gamme Renault, destiné à remplacer les séries 20 et 30. Sa ligne est juste à mi-chemin entre la carrosserie tri-corps et bi-corps, avec un hayon arrière important. Les motorisations proposées sont diversifiées :
- 1995 cm3, 4 cylindres de 103 chevaux ;
- 2165 cm3, 4 cylindres de 123 chevaux ;
- V6 de 2664 cm3, 144 chevaux complété par un turbo.
Renault 25 GTX AM 1984
Elle est aussi proposé avec Diesel et Turbo. Les modèles existent en finition TS et GTSplus, GTX. Elle sera appréciée pour sa sécurité, son confort et ses performances.
2. Lancement de la Renault 18 phase 2.
3. La Renault 11 Turbo devient championne de France 84 des rallyes en groupe N (voitures de série).
4. En juin, le Renault Espace essence est commercialisé. Neuf commandes seulement arriveront le premier mois.
5. En septembre, José Deuderwaerder devient président et "chief executive officer" d'AMC. Il se plaint à Bernard Hanon : "Nous avons une entreprise américaine et un réseau, mais pas de nouveaux modèles à lui donner".
Cette même année, la Renault Alliance cabriolet est lancée.
Début des travaux de construction de l'usine de Bramalea. Avec l'Alliance, l'Encore et quelques voitures importées, Renault enregistre sa meilleure année aux USA-Canada : 212 736 unités. Après quatre années de perte, AMC fait un bénéfice symbolique de 15 millions de dollars.
6. En septembre, introduction du Jeep Cherokee Turbo Diesel 3 portes.
7. En octobre, présentation au Salon de Paris de la Renault 25 V6 Turbo. Elle sera commercialisée l'année suivante.
8. Commercialisation de la Renault 11 Turbo : une cylindrée de 1397 cm3, 4 cylindres et une puissance de 105 chevaux DIN.
9. Présentation en octobre de la Renault Supercinq (rebaptisée rapidement Renault 5) qui remplace l'ancienne R5.
LA RENAULT 19 EN 19 POINTS : DU PROJET X53 A LA RENAULT 19.
La
Renault 19 est née en 1988. Elle est issue du projet X53 élaboré par les
designers et les techniciens Renault, destinée à remplacer la vieillissante
Renault 9, qui disparaîtra définitivement du marché en 1990. Le produit doit
être un concentré de modernité et de qualité. De la conception à la
fabrication, des premières maquettes à la sortie d’usine, vous allez découvrir
dans cette article les dessous d’une voiture que vous croisez encore
régulièrement dans la rue et qui n’auront bientôt plus de secret pour vous. 42
mois auront suffit à sa création, 42 mois palpitants d’une aventure
extraordinaire d’un modèle qui sera dérivé en plusieurs versions : berline
deux volumes, berline trois volumes baptisée « Chamade » et Cabriolet
au début des années 1990.
1/
La conception
1. Les
premières esquisses marquent le lancement du projet X53 dès novembre 1984. Il
aboutira, 42 mois plus tard, à la fabrication en série d’une nouvelle Renault.
2. Le
cahier des charges est établit : il dicte les « caractéristiques
qui positionneront la future voiture sur l’échiquier mondial ». Il
établit aussi les impératifs liés à la sécurité et au confort des futures
occupants, tout en tenant compte des contraintes industrielles.
3. La
conception et la fabrication sont assistées par ordinateur (CAO). Ce procédé
est plus rapide et précis et permet de multiplier les esquisses. La première
voiture de l’histoire qui sera conçue à l’aide de ce procédé sera la Citroën GS
en 1970. Le crayon n’est donc plus le seul outil du designer.
4. Les designers fabriquent plus de dix maquettes réduites au 1/5ème en plastiline (glaise synthétique). Avec une exactitude proche de la perfection, les maquettes doivent préfigurer la voiture définitive. Puis le projet atteint sa véritable dimension. Les designers s’appuient sur les modèles réduits.
5. Le
design intérieur est une tâche difficile : les sièges doivent être
confortables sans encombrer, la planche de bord doit mêler beauté et fonctionnalité.
Puis les designers de la X53 choisissent les tissus de l’habitacle, marient
teintes de carrosserie et motifs des sièges.
6. Dix
mois après les premières esquisses, l’aspect définitif du projet X53 est gelé.
Entre la maquette grandeur nature et la version qui sera montée en usine trois
ans plus tard, seuls quelques détails pourront différencier.
7. Dans
la soufflerie de Saint-Cyr, la X53 prend l’air. Le but fixé est d’atteindre un
Cx minimal, de s’assurer du bon refroidissement du moteur et des freins, ainsi
que de la stabilité de la clim quelque soit la vitesse.
2/
Les motorisations
8. Sur
les cinq moteurs développés sur la gamme X53, trois sont entièrement
nouveaux :
- le
1,4 l Energy ;
- le
1,9 l Diesel ;
- le
1,8 l de 140 ch à 4 soupape / cylindre.
A l’autre extrémité de la gamme, le
1,4 Cléon équipera les modèles de base. Puis, le 1,7 l subira d’importantes
modifications avant d’équiper la X53.
9. Avant
l’épreuve de la route, il y a celle des bancs d’essai. Les techniciens
enregistrent pendant 750 heures les
battements d’un cœur de X53. Ausculté par ordinateur, le moteur subit
d’incessants changements de régime avant de pouvoir animer la future Renault.
Les gaz d’échappements sont analysés afin de s’assurer de leur conformité aux
normes de dépollution requises dans les pays où la législation est plus sévère.
10. Les boîtes de vitesses sont également
contrôlées, testées. Certains bancs d’endurance simulent jusqu’à 15 000 km
d’une utilisation intensive. Au cours de tels essais, on effectue couramment
jusqu’à 200 000 passages de vitesses.
11. Après
avoir été testés séparément, chaque organe rejoint son emplacement sur la X53.
Les performances du véhicule peuvent maintenant être mesurées sur un banc à
rouleau. D’autres installations permettent de déterminer la flexibilité de
suspension idéale en fonction du poids des différentes versions ou de régler la
géométrie des trains.
12. La
X53 va subir les pires conditions climatiques avant même d’avoir parcouru le
moindre km. Dans la chambre altimétrique, elle subit des températures de –20° C
à + 40°C. Elle est aussi enfermée dans un congélateur à -40°C avant d’essuyer
les pluies torrentielles.
13. Les
essayeurs auront parcourus plus de 7,5 millions de km pour tester tous les
organes de la X53. Ils répercutent la moindre anomalie au service compétent
afin d’y trouver des solutions.
14. Dans
les centres de Lardy et d’Aubervoye, la X53 est testée sur les pavés ou sur de
la tôle ondulée. Chacun de ces kms équivaut à des dizaines de kms d’autoroute.
15. La
X53 subit de nombreux crash-tests.
16. Sur l’anneau de vitesse d’Aubervoye, les
performances des différentes versions de la X53 sont mesurées. Fini le nom de
code, voici la Renault 19.
3/
La fabrication
17. Quatre
usines fabriquent la Renault 19 :
- Maubeuge
s’occupe du montage et de la finition ;
- Cléon
en France et Valladolid en Espagne produisent les moteurs ;
- A
Douai s’opère un cycle complet de fabrication.
Il faut 16 heures pour fabriquer
une Renault 19 (pour une Renault 11, il fallait 21 heures). Il s’agit d’une
révolution.
18. L’objectif
de Renault est la qualité, notamment à l’aide du logiciel
« Perceval » : c’est un système informatique qui dispose des
données numériques établies lors de la conception de la voiture. Tous les
postes importants de tôlerie sont équipés de palpeurs qui, en relation avec les
données de référence, vérifient régulièrement la conformité des pièces, des
sous-ensembles, des caisses complètes afin de reproduire l’exactitude du
prototype aux modèles de série. Le réglage de train avant sur roue et
l’utilisation des caméras laser confèrent à la Renault 19 des qualités
géométriques exceptionnelles.
19. Les robots Renault assemblent les éléments sortis des presses. Grâce au contrôle par laser et caméras, les caisses de la R19 peuvent se prévaloir de qualités géométriques exceptionnelles.
Cap sur l'année... (1974)
1974 :
1. La gamme Renault 12 s'enrichit de la TR, à boîte automatique. Plusieurs modèles d'usine 12 et 16 reçoivent les nouveaux projecteurs de type Kangourou, qui incorporent les lampes à iode dans les mêmes optiques que celles de l'éclairage.
2. La gamme Renault 5 s'enrichit de la version LS à phares à iode, compte-tours électronique et essuie-glaces arrière. Le moteur est le 1 300 cm3, disposant de 64 ch.
>>> à gauche, une Renault 12 Gordini.
3. La Renault 6 reçoit une calandre beaucoup plus linéaire (calandre en ABS), qui améliore un peu son esthétique. Réservoir plus grand et sièges avant séparés sur Export.
4. Lancement du programme VBG (Véhicule Bas de Gamme), une toute petite berline qui n'a jamais vu le jour, malgré de nombreux prototypes, tous produits à la main. La Twingo profitera de certaines études qui ont servi à ce programme.
5. En Championnat d'Europe des voitures de sport de 2 litres, la victoire est attribuée aux Renault Alpine A441, à moteur V6.
6. Arrêt de la production de la Renault 12 Gordini.
7. Lancement de la Renault 16 TX, modèle bien équipé et très bien fini, monté avec des roues modèles Gordini ; il s'en
différencie de l'extérieur par ses quatres phares et sa calandre à aubages horizontaux. Le moteur est le 1 600 cm3 poussé à 94 ch avec une boîte 5 rapports, ou une transmission automatique. Bien que chère dans sa catégorie, cette voiture offre puissance, sécurité et confort, ainsi qu'une accessoirie digne de ce qui se fait de mieux à l'époque.
>>> ci-dessus, une Renault 16 TX.
Renault Mégane RS
Je dois le reconnaître, j'ai craqué ! Voici mon coup de coeur : la Mégane RS, remplaçante des Renault 14, 11 et 19 en version bi-corps ! Je vous laisse savourer l'incroyable bolide de Renault Sport et on peut toujours espérer que le Père Noël aura la bonté de nous en apporter une cette année !
RENAULT SAFRANE : LA GRANDE BERLINE DES ANNEES 1990.
La Renault Safrane…,
je l’adore ! Je ne vais pas vous dire que c’est mon coup de cœur Renault
parce que vous ne me croiriez plus (vous aurez compris que tous les modèles de
l’histoire de Renault sont mes coups de cœur !), mais en ce moment, c’est
un modèle qui m’intéresse un peu plus que les autres. Pourquoi ? Parce que
je suis grand (je fais 1, 98 mètre) et plus tard il me faudra une grande
voiture, parce que l’on peux trouver une Safrane phase 1 pour 2 000 €, que mon
porte-monnaie n’est pas très grand (attention à la fiabilité pour les phases 1)
et que j’y pense. Forcément, il faudrait mieux que ce soit une Renault !
C’est beau de rêver mais en attendant, il faut passer le code et le
permis ! Et oui, ça ne se trouve pas dans les paquets de BONUX ou de DASH
(désolé pour la publicité ! Oups !), quoique pour certains chauffard
que l’on rencontre sur la route, on pourrait le croire !
Je vais donc vous présenter ici une Renault
fantastique mais avant toute chose, je suis sûr que vous ignorez d’où vient le
nom « Safrane ». Vous donnez votre langue au chat ???
1. « Safrane » :
un nom déposé par Renault depuis longtemps !
Ne soyez plus le
seul à penser que le nom de la célèbre berline haut de gamme Renault des années
1990 fut inventé avec celle-ci ! Bien au contraire.
Il faut remonter à la fin des années 1970 au
Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suède pour se rendre compte que la
Renault 14 Safrane était une série spéciale vendue dans ces pays et destinée à
ces marchés. Nous avons peu de renseignements sur ce modèle mais il y a de
fortes chance qu’elle soit basée sur la version la plus puissante de la gamme à
l’époque : la TS. Elle offrait également de nombreux équipements pour
l’époque : essuie-glace arrière, deux rétros extérieurs, jantes alu,
volant sport ainsi qu’une lampe de lecture de carte située côté passager.
Le nombre de modèle restants en circulation doit être
quasi-nul…
2. Entrons dans
le vif du sujet.
La Renault Safrane
est la remplaçante de la Renault 25. Pendant huit années de carrière, elle a
incarné le haut de gamme de la marque au losange. Son design très agréable,
fait de formes arrondies, s’inscrit dans la tendance « bio design »
du début des années 1990.
Cette voiture est réputée pour son confort mais pour
faire face à la concurrence allemande auquel la Safrane veut s’attaquer, il
faut absolument améliorer la qualité des plastiques et le soin porté à la
finition puisqu’elle est en retrait par rapport à un BMW Série 5 ou une Opel
Oméga…
Au niveau de la technique, elle emprunte de nombreux
éléments à d’autres modèles de la gamme et elle partage avec les Renault Espace
et Laguna les motorisations les plus endurantes, comme par exemple le bloc 5
cylindres 2,5 litres d’origine Volvo.
En ce qui concerne l’équipement, il est limité sur
les finitions de bases (comme la RN…) des premiers modèles. Il s’enrichira au
début de l’année 1995 puis lors du restylage de l’automne 1996 et deviendra
complet en septembre 1998.
La fiabilité, quant à elle, reste bonne. Cependant,
en turbo-Diesel, les 2,5 litres dT peuvent souffrir de problème de culasse et
de distribution. Les 2,1 dT sont réputés pour leur consommation d’huile sans
grande conséquence. Les 2,2 dT ne sont affectés par aucun problème sérieux.
Les boîtes automatiques peuvent parfois souffrir de
fragilité.
3. Quelques
séries spéciales…
SAFRANE « PALME D’OR »
Vous avez sans doute
déjà remarqué lors de l’événement sur-médiatisé du Festival de Cannes que c’est
Renault qui fourni les véhicules pour amener les blondasses décervelés (souvent
américaines) vers le tapis rouge du Midem (j’ai dit blondasse
décervelée ???? Oups !). C’est valable aujourd’hui avec le Vel Satis
mais la Safrane n’a pas échappé à la règle.
Cette série limitée, très luxueuse, sur base de 2,2
Si RT, est le témoignage de cette fidélité à l’événement.
Les équipements disponibles étaient :
- couleur unique : bleu crépuscule métallisé nacré ;
- jantes alliage type RXE ;
- phares anti-brouillard à l’avant ;
- ensemble stéréo 4 x 20 watts avec commande sous le volant ;
- intérieur cuir ;
- climatisation avec régulation électronique ;
- boîte automatique 4 rapports ;
- pré-équipement téléphone de
série ;
- ABS en série ;
- Radiotéléphone intégré avec
commande sous le volant (en option).
SAFRANE
« CAMARGUE » (phase 2)
A mon premier étonnement, j’ai découvert que la
Renault Safrane « Camargue » existait. Je connaissais cette série
limitée par la Renault 25 mais je ne savais pas qu’elle avait été reprise pour
la Safrane.
A l’époque, cette série limitée avait deux
équipements encore rares en 1997 : airbags latéraux et phares au xénon. Il
s’agissait ici d’une véritable « gamme parallèle » puisque la
« Camargue » était proposée avec trois motorisations, deux types de
transmission et les treize couleurs de la gamme.
Les équipements disponibles étaient :
- jantes alliage 15 pouces ;
- phares avec lampe à décharge
(xénon), correcteur de faisceau et lave-projecteurs ;
- phares anti-brouillard ;
- logos « Camargue » sur baguettes de porte ;
- rétroviseurs électriques dégivrant et peints couleur carrosserie ;
- jonc chromé sur pare-chocs ;
- sellerie velours (cuir en
option) ;
- inserts bois sur planche de
bord et panneaux de porte ;
- 4 airbags (frontaux et
latéraux) ;
- ABS ;
- 4 glaces électriques (à impulsion côté conducteur) ;
- synthèse de la parole
(fonctions de surveillance – VOIR R11 TSE Electronic) ;
- ordinateur de bord (sauf 2,2 dT) ;
- régulateur de vitesse et volant gainé cuir (sur Boîte de Vitesse Automatique) ;
- climatisation régulée avec réglage séparé conducteur/passager ;
- système audio Radiostat 6000
RDS avec lecteur CD à commande sous le volant.
SAFRANE ALIZE (de 1994) (phase 1)
Je me souviens très
bien de cette série limitée. Comme d’habitude chez Renault, la dénomination
« Alizé » propose la climatisation en série mais ce qui fait avant
tout l’originalité de cette version, c’est de proposer deux niveaux de
finition : « RN Alizé » et « RT Alizé ». Ils viennent
compléter les niveaux RN et RT du catalogue standard.
Les équipements disponibles étaient :
- logos « Alizé » sur baguettes de porte ;
- rétroviseurs électriques et dégivrant ;
- climatisation régulée avec
réglage séparé conducteur/passager ;
- appuis-tête arrière ;
- phares anti-brouillard ;
- rideau de plage arrière ;
- jantes en alliage ;
- ABS ;
- ordinateur de bord (sauf
Diesels) ;
- éclairage du sol à l’ouverture des portes ;
- glaces arrière
électriques ;
- position « Relax » du
siège passager.
SAFRANE ALIZE (de 1997) (phase 2)
La version 1997 est sortie quelques mois avant la
série limitée haut de gamme « Camargue ». La Safrane « Alizé » est chargée de
promouvoir les versions d’accès à la gamme Safrane. Comme toutes les séries
« Alizé » de Renault,, elle reçoit la climatisation en série.
Les équipements disponibles étaient :
- climatisation régulée avec
réglage séparé conducteur / passager ;
- système audio Radiostat 4000
RDS avec lecteur K7 à commande sous le volant et 4 haut-parleurs ;
- ABS en série ;
- airbags conducteur/passager ;
- direction assistée (sans
assistance variable) ;
- condamnation centralisée avec
télécommande.
4. Sur le marché
de l’occasion.
La Safrane a connu un franc succès auprès des gros
rouleurs que sont les commerciaux et VRP. Il est donc normal de trouver
essentiellement des turbo-Diesel. Ils affichent généralement un kilométrage
important mais ont bénéficié d’un entretien soigné.
En essence, on trouve essentiellement des V6 et des 2,5 litres 20 soupapes, dont le moteur est le fruit de l’éphémère collaboration entre Renault et Volvo. Les 2 litres essence ont connu un succès plus mitigé, leur prix d’achat raisonnable imposant en effet une motorisation un peu faible au regard du poids de la voiture. Les 2,2 litres essence, pour leur part, fut repris des R25, et font partie des moins diffusés.
En ce qui concerne la version « collector »
Safrane V6 Biturbo à transmission intégrale, elle affichait des performances
dignes d’une véritable sportive mais ses ventes en France sont restées
confidentielles (on en trouve davantage en Allemagne et en Suisse notamment) et
elle est particulièrement difficile à dénicher en seconde main.
5. Sécurité /
Performances.
La Safrane a un
comportement irréprochable. La sécurité active procurée par cette berline est
quasi irréprochable. L’ABS équipe toutes les versions depuis septembre 1998 et
les 4 airbags ont été adoptés sur toute la gamme à cette même date, alors que
les deux frontaux (conducteur et passager) étaient de série depuis le début. La
structure bénéficie d’une bonne capacité d’absorption en cas de choc et
préserve une « cellule de survie » satisfaisante.
Sur le plan des
performances, la Safrane propose les deux extrêmes, entre un bloc 2 litres 8
soupapes de 107 ch pas assez puissant face aux 1 400 kg à vide minimum affichés
par cette routière. A l’opposé, le rarissime « Biturbo » peut sans
complexe aller jouer sur le terrain des sportives allemandes. Entre les deux,
le 2,2 litres 12 soupapes puis le 2 litres 16 soupapes procurent des
performances d’entrée de gamme honorables.
En motorisation essence, on retient surtout le 2,5
litres, un 5 cylindre 20 soupapes qui provient de la banque d’organe de Volvo
et qui se distingue par ses performances qui sont quasi équivalentes à celles
des V6 et un agrément de très haut niveau, avec des consommations plus
raisonnables.
En turbo-Diesel, le 2,1 litres dT, hérité des
anciennes Renault 21, souffre réellement avec ses modestes 90 ch pour un tel
poids ! ! ! Le 2,5 dT, spécifique à la Safrane, procure des
performances bien plus satisfaisantes mais il affiche de sérieux problèmes
d’endurance.
En conclusion, hormis le cas des 2,5 dT, la Safrane
ne souffre pas de gros problèmes
particuliers. Cette routière spacieuse, confortable et sécurisante peut
malheureusement encore souffrir d’un manque d’image face à ses rivales
allemandes, souvent élevées au statut de références. C’est pourtant une voiture
très agréable, qui remplit fort bien son rôle.
6. Résurrection
de la Safrane ???
La
Safrane s’est vendue en moyenne à 28 450 unités par an en onze années de
carrière. Au total, elle a réalisé un score de 313 000 unités. Depuis sa
sortie, Vel Satis réalise un score beaucoup moins intéressant avec une moyenne
de seulement 10 000 unités par an depuis son lancement en 2001, avec 5 000
petites unités en 2006.
Renault travaillerait donc sur le
projet d’une nouvelle Safrane mais la marque au losange ne l’a pas encore
confirmé.
Ceci étant pour vous dire que Safrane
est immortelle et que cette belle histoire n’est peut-être pas prête de
s’arrêter.
[à voir en catégorie "Coup de coeur..." un diaporama sur la Renault Safrane Biturbo RXE / Biturbo Baccara]
Renault Safrane V6 Biturbo RXE / Biturbo Baccara
En attendant le prochain article concernant la Renault 9 dans la catégorie "les dossiers du mois", je vous laisse découvrir un diaporama concernant la Renault Safrane Biturbo. Il vient compléter l'article publié récemment dans la catégorie "Zoom sur...". En attendant voici quelques petites informations sur ce petit bolide et je vous souhaite à tous une heureuse année 2008 :
RENAULT SAFRANE BITURBO RXE / V6 BITURBO BACCARA :
Moteur : 6 cylindres en V 2 963 cm3 (PRV)
Puissance : 268 ch à 5 500 tr / mn
Couple maxi : 37 mkg à 2 500 tr / mn
Transmission : intégrale
Boîte : mécanique à 5 rapports
Suspensions : Mc Pherson triangulés AV. Mc Pherson multibarre AR. Amortissement piloté et correction d'assiette
Direction : à crémaillère avec assistance
Freins : disques AV / AR (ventilés AV) ; ABS en série
Longueur : 4,77 m
Largeur : 1, 82 m
Hauteur : 1,44 m
Volume du coffre : 390 litres
Réservoir : 76 litres
Poids : 1 675 kg
Vitesse maxi : 250 km / h
Consommation UTAC : 8,8 / 10,4 / 15,1 aux 100
1000 m D.A. : 27,6 sec.
0 à 100 km / h : 7,2 sec.
Puissance fiscale : 14 CV
Prix : 385 000 F en version RXE (à l'époque) ; 435 000 F en version Baccara
A noter l'excellent commentaire de Zorblogauto disant que si Renault voulait rivaliser avec les berlines haut de gamme allemandes sur ce type de segment, il lui fallait des moteurs de conception récente (et non le vieux PRV Renault) et des performances dignes d'une voiture de ce rang. (Voir en catégorie "Zoom sur...", article datant du 23 décembre 2007 concernant la Renault Safrane).
Renault 9 : un destin international.
La Renault 9 me rappelle des souvenirs
d’enfance. Originaire de la Meuse, mes parents en possédaient une, immatriculée
501 NF 55. Je dois dire que cette voiture me manque et j’en viens même à
regretter l’époque où elle nous transportait de Verdun à Pétaouchnock. J’ai
vingt-trois ans et déjà je suis nostalgique comme un gros malade. Qu’est-ce que
ce sera dans une cinquantaine d’année ??
La Renault 9, avant même sa naissance, était une
voiture destinée à un lancement international (comme la Volkswagen Golf ou la
Ford Escort). En effet, la Renault « Alliance », vendue aux
Etats-Unis, n’est en fait… qu’une Renault 9 américanisée. Les designers de chez
Renault ont choisi une allure classique (une version trois volumes encore très
en vogue à cette époque) pour ne heurter la sensibilité de personne. Onze
versions étaient disponibles, trois motorisations, trois boîtes de vitesses
ainsi que plusieurs niveaux d’équipements : C, TC, GTC, TCE, TL, GTL, TLE,
TS, GTS, TSE, Automatic, les TCE et TS étant réservés à d’autres pays
européens.
A Douai, dans le département du Nord, une usine de montage ultra-moderne a été équipée pour l’assemblage des Renault 9.
En 1981, sa concurrente directe est la Volkswagen Jetta.
La 9 sera largement vendu. Voici justement la répartition des ventes en janvier 1982 : 25 % de R9 1100, 50 % de R9 1400 simple carburateur, 25 % pour le double carburateur.
Ce succès est tel que 59 journalistes de 16 pays éliront la R9 « Voiture européennes de l’année 1982 ». Elle devancera l’Opel Ascona de 31 points. Viendront ensuite la Volkswagen Polo, la BMW Série 5, la Talbot Tagora.
Quinze ans après la 16, Renault remporte cette palme très convoitée, donnant ainsi à la France sa septième victoire depuis la création du trophée en 1964.
- Caractéristiques
générales.
Moteur
Le quatre cylindres en ligne 1 397 cm3
(alésage : 76 mm ; course : 77 mm >>> presque un moteur
carré ! ! !) qui équipe sept des onze versions de la R9 a déjà
fait preuve de sa robustesse sur la R8 et la R18. Il en est de même pour le
moteur 1 108 cm3 (dont sont dotées
les C, TC, GTC et TCE), groupe utilisé avec le succès que l’on sait sur la
Renault 5.
Malgré tout, ces moteurs ont reçu plusieurs
modifications : les culasses sont entièrement nouvelles et la carburation
a été revue.
Le 1108 (5CV) développe une puissance maximale de 47,5 ch DIN à 5 250 tr / mn avec un couple de 8,5 mkg DIN à 2500 tr / mn. Ce moteur a un véritable handicap de puissance mais offre une bonne volonté lors des reprises aux basses vitesses.
Le 1397 (7CV) développe quant à
lui 60 ch DIN toujours à 5 250 tr / mn et produit un couple de 10,4 mkg à 3 000 tr / mn sur les TL, GTL et
TLE. Ce moteur, déjà plus à l’aise, donne du brio à la voiture (GTL) mais se
révèle trop bruyant.
Le 1397 utilisé sur les TS, GTS, TSE (7 CV) atteint
une puissance maxi de 72 ch DIN à 5
750 tr / mn avec un couple maxi de 10,8 mkg DIN à 3 500 tr / mn.
Quant au 1 397 cm3 de la R9 version automatique, il n’offre que 68 ch DIN.
Boîte de vitesses
La boîte de vitesse est totalement nouvelle :
c’est la première disposée transversalement. Elle est à la fois légère et
résistante : à ce qu’il paraît, c’est une grande réussite. Elle est placée
en bout de vilebrequin (il s’agit du montage « Giacosa ») et comporte
quatre vitesses sur les versions C, TC, GTC et TCE avec une possibilité d’option cinq vitesses sur
les versions TL, GTL et TLE. Les GTS et TSE seront équipées d’une boîte cinq en
série. En ce qui concerne la version « Automatic », elle ne dispose
que de trois vitesses. Le levier est au plancher et il est considéré comme l’un
des plus précis et maniable du marché. Pour la marche arrière, il suffit de
soulever un anneau pour la passer facilement.
Direction
La R9 dispose d’une direction à
crémaillère sans assistance. Elle a un rayon de braquage de 9,80 mètres et quatre
tours de volant de butée à butée : cette démultiplication a pour avantage
d’assurer une direction légère à manœuvrer à l’arrêt.
Suspension
En matière de suspension, Renault créé la
surprise : adieu l’essieu rigide et place à quatre roues indépendantes. Le
train avant à déport négatif, de type Macpherson, se compose de robustes
triangles inférieurs et de jambes élastiques. A l’arrière se trouvent des bras
longitudinaux et deux demi-barres de torsion longitudinales. Il y a deux barres
anti-roulis, des ressorts hélicoïdaux et des amortisseurs hydrauliques et
télescopiques sur les quatre roues.
Freins
Les freins sont à disques à l’avant et tambours à l’arrière.
La version Diesel
A noter que la version Diesel sortira un an après le lancement de la 9. Trois versions seront disponibles : la R9 TD, la GTD, et la TDE. Du point de vue présentation et équipement, ces trois modèles correspondent aux TL, GTL et TSE.
Sous le capot viendra se loger un nouveau moteur Diesel de 55 ch DIN (à 4 800 tr / mn) et 5 CV fiscaux pour une cylindrée de 1 595 cm3. Renault a été obligé de concevoir un nouveau moteur car l’unique moteur Renault Diesel qui équipait les R18, R20, R30 et Fuego (un 2 068 cm3) fut impossible à placer sous le capot de la R9. Il s’agit d’un moteur « supercarré » avec 78 mm de course et 83,5 mm d’alésage. Il faut noter une augmentation sensible du poids qui passe de 880 kg pour la TSE (essence) à 930 kg pour la TDE (Diesel).
- Performances,
consommations.
Selon les versions, la vitesse de la R9 varie. Les C,
TC, GTC, TCE (de 1108 cm3) ne dépassent pas les 138 km / h. Les TL, GTL et TLE
atteignent 151 km / h et les TS, GTS et TSE, 161 km / h. Même diversité en
matière d’accélération. Les 1108 cm3 passent le 0 à 100 km / h en 21,4 secondes
et franchissent les 1000 D. A. en 39,8 secondes. Les modèles du second groupe
énumérés ci-dessus sont nettement plus nerveux : 15 secondes pour
atteindre les 100 km / h et 36,8 secondes pour parcourir les 1 000 mètres.
Enfin, pour les trois versions du haut de gamme, les deux chiffres précédents
descendent à 13 secondes et 35,2.
La boîte de vitesse de la R9 présente des rapports
longs en vue de diminuer la consommation. La quatrième, en effet, est assez
longue et la troisième peut monter jusqu’à 125 km / h.
Il est surprenant de constater que la consommation de
la 9 n’augmente pas comme sa vitesse en fonction de la puissance du moteur.
Ainsi, les 5CV consomment à 90, 120 et en ville : 5,4 ; 7,4 et 7,1
litres aux 100 km, de super. Pour les versions 7 CV TL, GTL et TLE, la
consommation devient aux mêmes vitesses : 5,7 ; 7,5 et 7,4 litres aux
100 km, d’essence ordinaire. Enfin, les 7 CV TS, GTS et TSE, avec 5,4 litres à
90 km / h, 7,2 litres à 120 aux 100 km, apparaissent plus économiques à grande
vitesse ; mais en revanche, leur consommation est nettement plus élevée en
ville avec 8,8 litres aux 100 km.
Au niveau de la concurrence, la GTL bat des records
avec une moyenne de 6,86 litres (la Citroën GSA Pallas 7,47 l ; l’Alfa Sud
1 350 cm3 9,06 l ; la Datsun Cherry 1 400 cm3 8,4 l ; la Peugeot 305 GL 7,33 l ; la Ford Escort 1
300 7,66 l.
Un réservoir de 47 litres assure une très bonne autonomie à la R9.
- Tenue de route, direction, sécurité.
La tenue de route est l’un des points forts de la R9. Elle s’accroche à la route, ne semble faire aucune différence entre un sol sec et mouillé et accepte de prendre des virages serrés à grande vitesse, pratiquement sans inclinaison de la caisse et sans la moindre perte de stabilité. Le roulis qui se manifeste peu sur les Renault s’efface quasiment sur la R9. La seule remarque que l’on puisse faire, concerne la sensibilité à un fort vent de côté lorsque l’allure de la voiture est vive. Cependant, sur ce point, la R9 est en progrès par rapport à la R14.
La direction est d’une grande précision. La fidélité à la trajectoire est sans reproche mais il faut savoir que celle-ci peut-être modifiée par la plus petite impulsion sur le volant.
Le freinage est lui aussi en progrès par rapport aux précédentes Renault. La réponse de la pédale est immédiate, les freins sont suffisamment puissants et l’assistance bien calculée. Les distances d’arrêt sont bonnes. En cas d’arrêt brutal, la stabilité ne fait pas défaut.
En ce qui concerne la sécurité passive, si l’on regrette le pare-brise en verre trempé sur tous les modèles, on se félicite d’autre part de l’ouverture du capot dans le bon sens et du progrès réalisé en matière de rigidité des habitacles, grâce notamment à la robotisation de la soudure.
4. Confort,
habitabilité, sécurité.
La grande innovation de la R9 en matière du confort porte sur les sièges avant appelés « monotraces ». Il s’agit d’un basculement intégral (permettant d’obtenir une position repos) qui s’ajoute au déplacement longitudinal.
Les sièges sont bien dessinés et très enveloppant mais il est regrettable que seuls, cinq des onze modèles de la gamme soient dotés en série d’appuis-tête rapportés.
Le pare-brise est en verre trempé et non feuilleté comme le voudrait la sécurité.
La suspension de la R9 est douce, sans excès de mollesse et l’amortissement est suffisant.
Le niveau sonore serait certes plus discret si l’insonorisation avait été plus poussée, en particulier celle de la face interne du capot. Mais, par ailleurs, aucun bruit de roulement ni de sifflement d’air n’est enregistré.
Le volume du coffre : 452 dm3 est appréciable. La visibilité est bonne tant vers l’avant que latéralement et en général, sous tous les angles.
5. La ligne.
Ce qui surprend chez cette voiture, c’est sa ligne parfaitement classique. Ainsi, elle peut plaire à tous et partout. Elle est très aérodynamique puisqu’elle offre un Cx de 0,38 et même de 0,37 avec un déflecteur monté sur la malle arrière.
6. Tableaux
récapitulatifs.
POIDS
|
Versions |
C |
TC |
GTC |
TL |
GTL |
TLE |
GTS |
TSE |
|
Poids à vide en ordre de marche |
805 kg |
805 kg |
815 kg |
810 kg |
820 kg |
835 kg |
820 kg |
845 kg |
|
Répartition du poids à vide sur l’AV / sur l’AR |
472 / 333 kg |
472 / 333 kg |
478 / 337 kg |
476 / 334 kg |
482 / 338 kg |
490 / 345 kg |
481 / 339 kg |
496 / 349 kg |
La recherche de poids est flagrante si l’on considère que la Renault 9 C de base ne pèse que 20 kg de plus qu’une Renault 5 GTL et 60 kg de moins qu’une Renault 14 TL.
DIMENSION DES
PNEUMATIQUES
R9 C – TC – GTC – TL – TLE – GTL : 145 SR 13
R9 TSE – GTS : 155 SR 13
PERFORMANCES
|
Versions |
C – TC- GTC |
TL –
GTL – TLE |
TL –
GTL 6 TLE (option BV5) |
GTS – TSE |
|
Vitesse maxi |
138 km / h |
150km / h |
150 km / h |
160 km / h |
|
Accélérations : 0 à 400 m / 0 à 1 000 m / 0 à 100 km h |
21 s / 39,8 s / 21,4 s |
19,2 s / 36,8 s / 15 s |
19,2 s / 36,8 s / 15 s |
18,6 s / 35,2 s / 13 s |
CONSOMMATIONS
|
Versions |
C – TC – GTC |
TL –
GTL – TLE |
TL –
GTL – TLE (option BV5) |
GTS –
TSE |
|
A 90 km
/ h |
5,4 l |
5,7 l |
5,4 l |
5,4 l |
|
A 120
km / h |
7,4 l |
7,5 l |
7,3 l |
7,2 l |
|
En cycle urbain |
7,1 l |
7,4 l |
7,4 l |
8,8 l |
|
Moyenne UTAC |
6,63 l |
6,86 l |
6,7 l |
7,13 l |
CARACTERISTIQUES
Généralités
- Moteur 4 temps, 4 cylindres en ligne placé transversalement au-dessus de l’essieu avant
- Arbre à cames latéral tournant sur 4 paliers et entraîné par une chaîne
- Soupapes commandés par l’intermédiaire de culbuteurs
- Refroidissement liquide.
Spécifications générales
|
Type du véhicule |
L 421 |
L 422 |
L 423 |
|
Type du moteur |
C 1 E |
C 1 J |
C 2 J |
|
Nombre de
cylindres |
4 |
4 |
4 |
|
Cylindrée |
1108 cm3 |
1397 cm3 |
1397 cm3 |
|
Alésage |
70 mm |
76 mm |
76 mm |
|
Course |
72 mm |
77 mm |
77 mm |
|
Rapport
volumétrique |
9,25 à 1 |
9,25 à 1 |
9,25 à 1 |
|
Puissance maxi
(norme ISO / norme DIN |
34,5 kW / 47,5 ch |
43 kW / 60 ch |
52 kW / 72 ch |
|
Régime à la
puissance maxi |
5 250 tr / mn |
5 250 tr / mn |
5 750 tr / mn |
|
Couple maxi |
7,8 daN.m |
10 daN.m |
10,4 daN.m |
|
Régime au couple
maxi |
2 500 tr / mn |
3 000 tr / mn |
3 500 tr / mn |
|
Puissance
administrative |
5 |
7 |
7 |
|
Carburant |
Super |
Ordinaire |
Super |
Constitution de la carrosserie
C’est une carrosserie du type
monocoque qui se compose de différents éléments soudés entre eux par soudure
électrique par points.
De par sa conception, cette caisse, dite autoporteuse, présente les avantages de légèreté, de rigidité et d’une robustesse accrue.
L’examen détaillé de la carrosserie met en évidence le souci de comprimer les coûts de revient : soudures apparentes, vitrages super minces, épaisseur des tôles (portes, capot), utilisation massive des matières plastiques.

















